On vit toujours d'amour mais l'eau n'est plus vraiment fraîche. On pousse la clim à fond pendant qu'la Terre se dessèche. On s'achète une conscience en achetant des produits bio
On commerce équitable, nos scrupules sont au frigo. On pleure ces étoiles pâles qui se voudraient star-express. Quand on est révolté, on envoie des SMS. Sans mobile apparent, nos consciences déconnectées. N'ont qu'une seule obsession : ne plus avoir de relais. Soixante-huit Woodstock, ils voulaient changer le monde. Soixante-dix-huit Sex Pistols, ils voulaient secouer le monde. Quatre-vingt-huit Wall Street, ils l'ont soldé, notre monde. Deux mille huit MySpace, moi j'en fais quoi de ce monde ? “Peace and love”, je veux bien mais avec préservatifs. Trop croire aux idéaux, à force ça devient nocif. Nos illusions perdues, qui pourra les retrouver ? Le c½ur comme GPS et l'amour pour nous guider. Les fleurs des cheveux sont fanées, Johnny Rotten fait d'la télé. Les jeunes loups ont les dents plombées, voilà les leçons du passé. On n'a qu' nos yeux pour n' plus pleurer. Moi, j'ai les tiens pour espérer. Et moi, j'y crois encore, y aura pas de “no future”. Dépolluons nos têtes, l'air sera un peu plus pur. Nous sommes nos pires ennemis, continuons le combat. La plus belle des victoires, c'est de n'pas baisser les bras.
Adrien & Felix rendez vous demain soir !